Introduction à l’écologié du pàysàgé.
I. Origine de l’écologie du paysage.
1939 : Carl TROLL, biogéographe allemand, proposa de combiner l’approche géographique des structures dans
l’espace avec l’approche fonctionnelle en écologie. Cela permis aux géographes d’acquérir des connaissances
écologiques des unités paysagères, et à l’écologue, d’étendre son analyse des sites locaux jusqu’à la région.
→ Relier les structures spatiales aux processus écologiques.
→ Paysage = traduction spatiale de l’écosystème = cartographie écologique.
L’écologie fonctionnelle permet de connaitre les interactions entre espèces (= leur rôle joué dans les écosystèmes).
Deux approches historiques en écologie du paysage :
- Approche en Europe : l’écologie du paysage cherche à identifier les facteurs humains, et écologiques en
retour, qui influencent son hétérogénéité à diverses échelles. Cette approche suit la pensée de TROLL. On voit
beaucoup plus l’écologie du paysage comme influencée par la géographie, le développement socio-économique lié
aux activités humaines et les traditions culturelles ; les actions de l’Homme sont incluses dans cette discipline en
plus de toutes les composantes physiques et biologiques des écosystèmes.
- Approche en Amérique du Nord : une écologie plutôt spatiale, étudiant comment la structure et la
dynamique des paysages hétérogènes influent sur les phénomènes écologiques, et réciproquement (Turner, 1989).
FORMAN, dans les années 1981, décrit l’écologie du paysage comme l’étude de la structure, de la fonction et des
changements de paysages qui font des kilomètres de large (grande étendue) qui comprennent des écosystèmes
locaux qui vont se répéter. Cette vision n’implique pas l’Homme au centre de ses préoccupations.
Années 1970 (Europe) :
- Etude de systèmes plus complexes que celle des écosystèmes.
- Interaction entre environnement / activités humaines.
1981 : Création d’une association qui promeut l’écologie du paysage « International Association for Landscape
Ecology » (IALE).
L’écologie du paysage est une disciple pluridisciplinaire (sociologie, géographie, écologie, chimie, environnement,
urbanisme, espaces naturels…).
Définitions.
Un paysage est une portion de territoire hétérogène, composée d’ensembles d’écosystèmes en interaction dont
l’agencement se répète de manière similaire dans l’espace - FORMAN et GODRON (1986).
L’écologie du paysage correspond au niveau d’organisation des systèmes écologiques, supérieur à l’écosystème –
BUREL et BAUDRY (1999).
L’écologie du paysage réalise l’étude de la variation spatiale dans les paysages à différentes échelles, incluant les
causes biophysiques et sociales et les conséquences de l’hétérogénéité éco-paysagère – IALE
L’hétérogénéité laisse envisager que le paysage est susceptible d’être diversifié en espèces et ait une fonctionnalité
importante pour ces espèces.
Le paysage peut paraitre fragmenté pour des espèces inféodées au milieu.
II. Concepts de base.
1. Hétérogénéité des systèmes écologiques.
Pour des écosystèmes, nous n’avons pas l’impression qu’ils soient hétérogènes de notre point de vue ; tout va
dépendre de ce que l’on cherche à analyser et de l’échelle d’analyse spatiale ainsi que du choix des éléments que
l’on doit caractériser. Ce choix des éléments à étudier va définir leur taille et leur forme.
Exemple : Lande des Monts d’Arrée en Bretagne → 16 à 24 unités de végétation.
, Un même paysage peut être représenté de différentes façons en fonction de ce qu’on cherche à identifier. Plusieurs
cartographies peuvent donc être possibles.
Exemple :
L’échelle d’étude fait également varier l’hétérogénéité.
L’étude vise à bien comprendre à la fois l’hétérogénéité temporelle et spatiale. L’hétérogénéité du milieu est un
facteur d’organisation des systèmes écologiques.
Exemple : Dans le désert du Colorado, on retrouve une faible hétérogénéité au niveau des canyons et des plateaux,
contrairement au niveau de la végétation où l’hétérogénéité est élevée dû à la distribution spatiale de la végétation.
2. L’Homme comme partie intégrante du système écologique.
Le paysage est la manifestation spatiale des relations entre l’Homme et son environnement. Celui-ci a été depuis
longtemps façonné par l’Homme (depuis le Néolithique). Cette mise en place des paysages s’est faite sur plusieurs
millénaires. On parle donc de paysage anthropisé.
Le diagramme de transition des types d’occupation du sol a été réalisé par certains géographes afin de voir
l’évolution dans le temps.
Le paysage est la manifestation spatiale des relations entre l’homme et son environnement. La structure actuelle
des paysages est la résultante de cette dynamique passée ; les activités humaines sont le principal facteur
d’évolution des paysages. Cette structure des paysages n’est pas statique ; c’est pourquoi on parle de
« dynamique ».
I. Origine de l’écologie du paysage.
1939 : Carl TROLL, biogéographe allemand, proposa de combiner l’approche géographique des structures dans
l’espace avec l’approche fonctionnelle en écologie. Cela permis aux géographes d’acquérir des connaissances
écologiques des unités paysagères, et à l’écologue, d’étendre son analyse des sites locaux jusqu’à la région.
→ Relier les structures spatiales aux processus écologiques.
→ Paysage = traduction spatiale de l’écosystème = cartographie écologique.
L’écologie fonctionnelle permet de connaitre les interactions entre espèces (= leur rôle joué dans les écosystèmes).
Deux approches historiques en écologie du paysage :
- Approche en Europe : l’écologie du paysage cherche à identifier les facteurs humains, et écologiques en
retour, qui influencent son hétérogénéité à diverses échelles. Cette approche suit la pensée de TROLL. On voit
beaucoup plus l’écologie du paysage comme influencée par la géographie, le développement socio-économique lié
aux activités humaines et les traditions culturelles ; les actions de l’Homme sont incluses dans cette discipline en
plus de toutes les composantes physiques et biologiques des écosystèmes.
- Approche en Amérique du Nord : une écologie plutôt spatiale, étudiant comment la structure et la
dynamique des paysages hétérogènes influent sur les phénomènes écologiques, et réciproquement (Turner, 1989).
FORMAN, dans les années 1981, décrit l’écologie du paysage comme l’étude de la structure, de la fonction et des
changements de paysages qui font des kilomètres de large (grande étendue) qui comprennent des écosystèmes
locaux qui vont se répéter. Cette vision n’implique pas l’Homme au centre de ses préoccupations.
Années 1970 (Europe) :
- Etude de systèmes plus complexes que celle des écosystèmes.
- Interaction entre environnement / activités humaines.
1981 : Création d’une association qui promeut l’écologie du paysage « International Association for Landscape
Ecology » (IALE).
L’écologie du paysage est une disciple pluridisciplinaire (sociologie, géographie, écologie, chimie, environnement,
urbanisme, espaces naturels…).
Définitions.
Un paysage est une portion de territoire hétérogène, composée d’ensembles d’écosystèmes en interaction dont
l’agencement se répète de manière similaire dans l’espace - FORMAN et GODRON (1986).
L’écologie du paysage correspond au niveau d’organisation des systèmes écologiques, supérieur à l’écosystème –
BUREL et BAUDRY (1999).
L’écologie du paysage réalise l’étude de la variation spatiale dans les paysages à différentes échelles, incluant les
causes biophysiques et sociales et les conséquences de l’hétérogénéité éco-paysagère – IALE
L’hétérogénéité laisse envisager que le paysage est susceptible d’être diversifié en espèces et ait une fonctionnalité
importante pour ces espèces.
Le paysage peut paraitre fragmenté pour des espèces inféodées au milieu.
II. Concepts de base.
1. Hétérogénéité des systèmes écologiques.
Pour des écosystèmes, nous n’avons pas l’impression qu’ils soient hétérogènes de notre point de vue ; tout va
dépendre de ce que l’on cherche à analyser et de l’échelle d’analyse spatiale ainsi que du choix des éléments que
l’on doit caractériser. Ce choix des éléments à étudier va définir leur taille et leur forme.
Exemple : Lande des Monts d’Arrée en Bretagne → 16 à 24 unités de végétation.
, Un même paysage peut être représenté de différentes façons en fonction de ce qu’on cherche à identifier. Plusieurs
cartographies peuvent donc être possibles.
Exemple :
L’échelle d’étude fait également varier l’hétérogénéité.
L’étude vise à bien comprendre à la fois l’hétérogénéité temporelle et spatiale. L’hétérogénéité du milieu est un
facteur d’organisation des systèmes écologiques.
Exemple : Dans le désert du Colorado, on retrouve une faible hétérogénéité au niveau des canyons et des plateaux,
contrairement au niveau de la végétation où l’hétérogénéité est élevée dû à la distribution spatiale de la végétation.
2. L’Homme comme partie intégrante du système écologique.
Le paysage est la manifestation spatiale des relations entre l’Homme et son environnement. Celui-ci a été depuis
longtemps façonné par l’Homme (depuis le Néolithique). Cette mise en place des paysages s’est faite sur plusieurs
millénaires. On parle donc de paysage anthropisé.
Le diagramme de transition des types d’occupation du sol a été réalisé par certains géographes afin de voir
l’évolution dans le temps.
Le paysage est la manifestation spatiale des relations entre l’homme et son environnement. La structure actuelle
des paysages est la résultante de cette dynamique passée ; les activités humaines sont le principal facteur
d’évolution des paysages. Cette structure des paysages n’est pas statique ; c’est pourquoi on parle de
« dynamique ».