HISTOIRE ET MÉMOIRE
AXE 2 - HISTOIRE, MÉMOIRE ET JUSTICE
Des conflits interétatiques meurtriers éclatent dès les années 1990, dans la région
des Balkans (1991-2008) comme au Rwanda (1994) par exemple.
L'ex-Yougoslavie a été le théâtre de CRIMES DE MASSE (pratiques de nettoyage
ethnique à l’encontre des bosniaques musulmans), que la communauté
internationale, impuissante, n’a pas su empêcher.
L’ONU a toutefois cherché à lutter contre l'impunité des criminels de guerre par la
création d'un tribunal spécial international dès 1993 (le TPIY).
Au Rwanda, en quelques mois, la minorité tutsie a été victime d'un GÉNOCIDE
ayant fait plus de 800 000 victimes. Pour juger un crime de cette ampleur, le
gouvernement rwandais a pris l’initiative de mobiliser des tribunaux traditionnels, les
GACACA, qui travaillent en parallèle d’un tribunal international de l’ONU (le TPIR).
★ Ces deux exemples permettent d'étudier le rôle qu’ont joué la recherche
historique et la justice dans la reconstruction des États et des sociétés
ébranlés par des conflits majeurs.
I) LA JUSTICE FACE AUX CRIMES DE MASSE : GENÈSE ET ENJEUX
Fin de la Seconde Guerre mondiale → procès de Nuremberg (1945-1946) et Tokyo
(1946-1948) → naissance de la justice pénale internationale, ayant pour but de
sanctionner les atteintes aux droits humains.
UNE JUSTICE DIFFICILE À RENDRE - raisons
● nombre de victimes et de coupables hors du commun.
Initialement la justice est conçue pour individualiser les peines en fonction de la
responsabilité de chacun. Ce fonctionnement, qui implique une certaine lenteur
(enquêtes, expertises), devient difficile à mettre en place lorsque les victimes se
comptent par milliers voire par millions (la Shoah). + lorsque les présumés
coupables sont eux aussi très nombreux (dans la partie de l’Allemagne occupée
par les alliés occidentaux, 186.000 suspects sont détenus jusqu’en 1947, pour plus
de 5.000 condamnations)
● Nature même des crimes jugés. Perpétrés dans un contexte de guerre, ils
ont été le plus souvent encouragés voire ordonnés par un État qui a
parfois utilisé la contrainte et l'endoctrinement.
L’État peut donc amener de simples citoyens à obéir aux ordres sous la contrainte.
Il s’agit donc de faire la part des choses entre la contrainte et le libre choix des
différents acteurs des crimes jugés.
AXE 2 - HISTOIRE, MÉMOIRE ET JUSTICE
Des conflits interétatiques meurtriers éclatent dès les années 1990, dans la région
des Balkans (1991-2008) comme au Rwanda (1994) par exemple.
L'ex-Yougoslavie a été le théâtre de CRIMES DE MASSE (pratiques de nettoyage
ethnique à l’encontre des bosniaques musulmans), que la communauté
internationale, impuissante, n’a pas su empêcher.
L’ONU a toutefois cherché à lutter contre l'impunité des criminels de guerre par la
création d'un tribunal spécial international dès 1993 (le TPIY).
Au Rwanda, en quelques mois, la minorité tutsie a été victime d'un GÉNOCIDE
ayant fait plus de 800 000 victimes. Pour juger un crime de cette ampleur, le
gouvernement rwandais a pris l’initiative de mobiliser des tribunaux traditionnels, les
GACACA, qui travaillent en parallèle d’un tribunal international de l’ONU (le TPIR).
★ Ces deux exemples permettent d'étudier le rôle qu’ont joué la recherche
historique et la justice dans la reconstruction des États et des sociétés
ébranlés par des conflits majeurs.
I) LA JUSTICE FACE AUX CRIMES DE MASSE : GENÈSE ET ENJEUX
Fin de la Seconde Guerre mondiale → procès de Nuremberg (1945-1946) et Tokyo
(1946-1948) → naissance de la justice pénale internationale, ayant pour but de
sanctionner les atteintes aux droits humains.
UNE JUSTICE DIFFICILE À RENDRE - raisons
● nombre de victimes et de coupables hors du commun.
Initialement la justice est conçue pour individualiser les peines en fonction de la
responsabilité de chacun. Ce fonctionnement, qui implique une certaine lenteur
(enquêtes, expertises), devient difficile à mettre en place lorsque les victimes se
comptent par milliers voire par millions (la Shoah). + lorsque les présumés
coupables sont eux aussi très nombreux (dans la partie de l’Allemagne occupée
par les alliés occidentaux, 186.000 suspects sont détenus jusqu’en 1947, pour plus
de 5.000 condamnations)
● Nature même des crimes jugés. Perpétrés dans un contexte de guerre, ils
ont été le plus souvent encouragés voire ordonnés par un État qui a
parfois utilisé la contrainte et l'endoctrinement.
L’État peut donc amener de simples citoyens à obéir aux ordres sous la contrainte.
Il s’agit donc de faire la part des choses entre la contrainte et le libre choix des
différents acteurs des crimes jugés.